About: Polysèmes is an academic journal published by OpenEdition. The journal publishes majorly in the area(s): Computer science & Framing (construction). It has an ISSN identifier of 0999-4203. Over the lifetime, 25 publications have been published receiving 2 citations.
TL;DR: In this paper , a composition (anti-élégiaque) is presented which interroge à la fois the possibilité de préserver le souvenir de l’enfant perdue and la quête de consolation du père endeuillé.
Abstract: L’insistance sur la dimension visuelle du roman est au cœur d’une composition (anti-)élégiaque qui interroge à la fois la possibilité de préserver le souvenir de l’enfant perdue et la quête de consolation du père endeuillé. Entre représentation de la perte et potentiel révélateur, la prévalence du voir au sein du roman est au cœur de l’entreprise narrative de consolation.
TL;DR: This paper argued that Nutshell ne parvient pas à passer '' du mode du spectacle au mode du récit'' (Tayler, 1998) in a roman, in which le narrateur, le lecteur, and lécrivain are all aveugles.
Abstract: que McEwan a urgemment besoin de raconter » (Tayler). Par conséquent, Nutshell soulève les questions suivantes : comment une telle visualité, ou visibilité, est-elle rendue possible dans un roman dont le narrateur est aveugle ? Sur quels mécanismes exactement le narrateur et l’écrivain s’appuient-ils pour transformer la cécité en images ? Et que donnent-t-ils réellement à voir au lecteur ? Cet article soutient que Nutshell ne parvient pas à passer « du mode du spectacle au mode du récit ». Le roman tente plutôt de figurer l’invisible en s’appuyant sur ce que l’on peut appeler une écriture échographique - la traduction des sons en images - ainsi que sur une mise en scène incomplète de la condition du fœtus. Ces mécanismes inappropriés menacent l’intégrité du roman, laissant finalement le narrateur, le lecteur et l’écrivain tous aussi aveugles.
TL;DR: The authors examine how the theme of the posthuman leads McEwan to create a poetics of the monstrous and of monstration, and how the gaze placed upon Adam reveals an androgynous android.
Abstract: reevaluate our cultural assumptions about race, gender, sexuality, our perception of difference, our tolerance towards its expression. They ask us why we have created them. focused endeavor. We will therefore turn to monster studies to consider the polysemy of the word “monster”, which designates both the creature and the revelation in monstration, and think of Adam as an image that emerges “like Botticelli’s Venus rising from her shell” (25). We will also question the portrait the android duplicates. Although Adam seems to project the image of hegemonic masculinity, we would like to study the way McEwan complexifies the gaze placed upon him so as to outline an androgynous android. This paper will ultimately examine how the theme of the posthuman leads McEwan to create a poetics of the monstrous and of monstration.
TL;DR: In this article , the authors analyse the signifient le cadrage and le décadrage d'un point de vue géographique, c'est-à-dire en interrogeant la spatialité du cadre, and propose to continue to explore le cadre non seulement de l'intérieur, comme cela se fait traditionnellement.
Abstract: L’article analyse ce que signifient le cadrage et le décadrage d’un point de vue géographique, c’est-à-dire en interrogeant la spatialité du cadre. Nous considérons que le cadre constitue plus qu’une ligne tracée autour d’un ensemble d’éléments et construisons notre démonstration sur l’analyse d’un corpus d’œuvres d’« art frontalier ». Dans la première partie de l’article, nous travaillons sur les définitions du cadrage et du décadrage, en montrant comment celles-ci varient selon qui est responsable de l’acte et à qui s’adresse le geste. Dans la deuxième partie, nous explorons les différentes formes possibles que peuvent prendre les frontières dans le processus géopolitique de cadrage/décadrage de l’espace. Le texte conclut sur l’impossibilité de poursuivre les opérations de cadrage/décadrage si celles-ci restent exclusives dans leurs manières d’obliger les gens à être dedans ou dehors. En nous appuyant sur une réflexion depuis les frontières (« border thinking »), nous proposons de continuer à explorer le cadre non seulement de l’intérieur, comme cela se fait traditionnellement, mais aussi depuis tous ses possibles extérieurs.
TL;DR: In this paper , the authors explore the liens which se tissent entre sujet and jardin, and show how these liens transgressent des perceptions patriarcales of l'espace, afin de redéfinir les contours of the jardenin.
Abstract: Cet article porte sur Elizabeth von Arnim et Vita Sackville-West et leur passion pour leurs jardins respectifs de Nassenheide et Sissinghurst. Non seulement les deux auteures entretenaient des parcelles ainsi que des parterres de fleurs, mais elles cultivaient également les dualismes. Von Arnim oppose constamment la demeure au jardin dans Elizabeth and her German Garden (1898), affirmant que la vie domestique est rythmée d’impératifs sociaux et genrés. Sackville-West, quant à elle, perçoit son propre jardin comme un « sanctuaire » et s’emploie à jardiner, activité considérée par ses contemporains comme la chasse gardée des hommes. De fait, les deux auteures-jardinières transgressent des perceptions patriarcales de l’espace, afin de redéfinir les contours du jardin. Cet article a donc pour objet l’approche jardinière adoptée par von Arnim et Sackville-West. En reproduisant les codes du manuel de jardinage, von Arnim dresse des listes de fleurs qu’elle plante dans son jardin, qui semble être un espace clos. Chez Sackville-West, le jardin paraît cependant moins clos qu’ouvert, de par la philosophie du mouvement Arts and Crafts qui informe le lieu et fait de la demeure et du jardin une unité. Bien qu’elles s’illustrent en horticulture, von Arnim et Sackville-West n’ont pas la même marge de manœuvre : tandis que Sackville-West trace son propre territoire, von Arnim dépend de jardiniers. La page permet alors de mettre en perspective l’accès au jardin : si Sackville-West ouvre le jardin à son lectorat, la prose fleurie de von Arnim construit un certain nombre de frontières au fil du texte. Le lecteur se heurte à une liste de fleurs qui fait du jardin un lieu opaque et touffu. Cette étude explore les liens qui se tissent entre sujet et jardin ; elle démontre que le jardin n’est pas seulement aménagé par le sujet, mais que ce dernier porte également le jardin en lui. Ainsi, l’enracinement au sein du jardin se révèle être une façon d’encadrer l’identité, et d’accorder, ou de refuser, l’entrée au jardin et l’accès au sujet.